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Ces émotions que votre enfant ne sait pas encore nommer
enfants4 min de lecture

Ces émotions que votre enfant ne sait pas encore nommer

Il y a des soirs où il n'arrive pas à dormir. Des matins où il ne veut pas aller à l'école. Des peurs qui semblent démesurées, des colères qui montent vite. Et nous, parents, qui cherchons comment aider, sans toujours savoir par où commencer.

Votre enfant a peut-être cinq ans, ou huit, ou onze. Peu importe : le jour où vous le voyez lutter avec quelque chose qu'il n'arrive pas à exprimer, quelque chose se serre aussi en vous. On essaie de parler, de rassurer, de trouver les bons mots. Parfois ça marche. Parfois l'ombre revient le lendemain, au coucher, au réveil, à la porte de l'école.

Ce n'est pas un défaut d'éducation. Ce n'est pas un manque d'amour. C'est simplement que les enfants vivent des émotions fortes avec un équipement qui n'est pas encore terminé. Ils ressentent tout, intensément, mais ne savent pas toujours quoi en faire.

Il existe une façon douce de leur donner des outils pour eux-mêmes.

Pourquoi les enfants ont besoin d'outils, eux aussi

Un adulte qui ressent de l'anxiété peut, avec plus ou moins de réussite, la mettre en mots. Il peut l'analyser, en parler, chercher la cause. Un enfant ne peut pas faire cela. Son cerveau est en pleine construction, et la partie qui permet de comprendre et réguler les émotions (le cortex préfrontal) ne sera pas totalement mature avant la fin de l'adolescence.

En attendant, l'enfant ressent tout dans le corps. La peur, c'est un ventre qui fait mal avant l'école. La tristesse, c'est une fatigue sans raison. La colère, c'est une tempête qui éclate et qui le dépasse lui-même. Il ne fait pas « exprès ». Il traverse, avec les moyens du bord, une émotion plus grande que lui.

Lui donner des outils, ce n'est pas lui demander de gérer comme un adulte. C'est lui offrir, à son échelle, des gestes simples qu'il pourra réutiliser seul : savoir respirer quand le ventre se serre, visualiser un endroit calme quand la peur monte, retrouver son souffle quand la colère arrive. Des repères qui deviennent, peu à peu, une véritable autonomie émotionnelle.

Pourquoi la sophrologie, et pas l'hypnose

C'est une question que les parents posent souvent. La réponse tient en une idée : un enfant a besoin de rester entièrement acteur de ce qu'il vit. L'hypnose, qui amène à un état de conscience modifiée où le mental analytique se met en retrait, est un outil magnifique pour les adultes, mais elle n'est pas adaptée aux enfants. Parce qu'un enfant a besoin de comprendre, de voir, de participer, de garder la main.

La sophrologie offre exactement ce cadre. Elle travaille sur la respiration, la détente musculaire, la visualisation positive. L'enfant reste éveillé, conscient, engagé. Il peut ouvrir les yeux, poser une question, bouger si besoin. Il est partenaire de ce qui se passe, et non simplement guidé. Et c'est précisément ce qui rend l'expérience sécurisante à ses yeux.

C'est aussi ce qui rend la sophrologie profondément pédagogique. Après quelques séances, l'enfant commence à reconnaître les sensations, à utiliser les gestes tout seul, à savoir qu'il a des ressources en lui. Ce n'est pas la voix du praticien qui l'aide — c'est ce qu'il apprend à faire avec lui-même. Cette autonomie, une fois installée, reste pour longtemps.

C'est pour cette raison que, chez OséVita, toutes les séances pour enfants sont en sophrologie. Ce n'est pas un choix par défaut. C'est un choix par respect de ce qu'un enfant est vraiment : un petit être entier, curieux, capable, qui mérite qu'on lui parle à sa hauteur.

Ce que la sophrologie peut apporter à votre enfant

Les bénéfices observés en cabinet, depuis de nombreuses années, sont concrets et variés. Pour le sommeil, d'abord : beaucoup d'enfants ont du mal à s'endormir parce que leur corps n'a pas appris à ralentir. La sophrologie leur apprend, en douceur, à déposer la journée au moment du coucher.

Pour les peurs et les cauchemars, ensuite. Les enfants sensibles ont souvent une imagination très active, ce qui est une force dans la journée peut devenir une difficulté la nuit. La sophrologie leur donne des images apaisantes à habiter à la place des images qui les inquiètent.

Pour la confiance, enfin. Un enfant qui apprend à se détendre, à respirer, à se concentrer, apprend en même temps quelque chose de plus grand : qu'il peut agir sur son état, qu'il a du pouvoir sur ce qu'il vit. Cette découverte est l'une des plus belles choses qu'un enfant puisse faire, et elle l'accompagnera longtemps.

La sophrologie n'est pas une baguette magique. Elle n'efface pas toutes les difficultés, et elle ne remplace pas un accompagnement médical ou psychologique quand celui-ci est nécessaire. Mais elle offre à l'enfant, et, indirectement, aux parents qui le voient progresser, un espace de respiration précieux. Un espace où quelque chose, doucement, se dépose.

Donner à un enfant des outils pour lui-même, c'est lui dire : tu as en toi ce qu'il faut. Et je suis là, à côté, pour te le rappeler.

 

Pour aller plus loin

Un guide pensé pour les parents, pour comprendre comment accompagner votre enfant avec la sophrologie.

La sophrologie pour les enfants  ·  Guide gratuit

Guide gratuit pour les parents — comprendre, préparer, accompagner.

 

Isabelle, hypnothérapeute et sophrologue

Titulaire du diplôme européen de Maître praticienne en hypnose

Les séances OséVita s'inscrivent dans une démarche personnelle de mieux-être. Elles ne se substituent pas à un avis médical ou à un suivi thérapeutique. En cas d'insomnies persistantes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.

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