On vous le dit souvent, avec les meilleures intentions. Comme si c'était une simple décision à prendre. Comme si, pour lâcher prise, il suffisait de le vouloir. Et pourtant, vous n'y arrivez pas. Ce texte est pour comprendre pourquoi et ce qui, vraiment, permet d'y parvenir.
Vous connaissez la scène. Une amie, un proche, parfois même un professionnel, qui vous regarde au moment où vous êtes pris·e par vos préoccupations et qui lâche cette phrase, comme une évidence : « tu devrais lâcher prise. » Et vous, qui savez pertinemment que oui, il faudrait, mais qui n'y arrivez pas, vous souriez poliment. Parce qu'au fond, cette injonction bien intentionnée ne fait qu'ajouter une couche à ce que vous traversez.
Si lâcher prise était une décision, tout le monde l'aurait déjà prise. Le fait que ce soit si difficile indique qu'il s'agit d'autre chose qu'un choix conscient.
Le paradoxe du lâcher-prise
Voici le nœud du problème : lâcher prise est un état qui se produit quand on arrête de vouloir quelque chose. Or, quand on décide de lâcher prise, on veut lâcher prise, donc on ne lâche justement rien. On fait un effort pour ne plus faire d'effort. C'est logiquement impossible.
C'est exactement comme essayer de s'endormir volontairement, ou essayer de ne pas penser à un éléphant rose. Plus on s'applique, plus l'éléphant devient visible. Plus on veut dormir, plus le sommeil s'éloigne. Plus on essaie de lâcher, plus on tient fort.
Ce paradoxe n'est pas un défaut personnel. C'est une loi du fonctionnement mental. L'esprit conscient, celui qui raisonne et décide, n'a tout simplement pas accès aux leviers du relâchement profond. Ceux-ci sont logés ailleurs : dans le corps, dans le souffle, dans l'inconscient. Et il faut un autre chemin pour y accéder.
Ce que signifie vraiment lâcher prise
Contrairement à l'idée qu'on s'en fait, lâcher prise, ce n'est pas renoncer. Ce n'est pas se désintéresser de sa vie, arrêter de faire, ou accepter passivement tout ce qui arrive. Ce serait une démission. Lâcher prise, c'est autre chose, de beaucoup plus subtil.
C'est cesser de vouloir contrôler ce qui ne peut pas l'être. C'est arrêter de rejouer mentalement une conversation déjà passée, en espérant la modifier à distance. C'est accepter qu'une décision ait été prise, même si l'on aurait voulu autre chose. C'est consentir à ne pas savoir ce que sera demain.
Lâcher prise, ce n'est pas arrêter d'agir. C'est arrêter de lutter contre ce qui est. Et la différence entre les deux est immense.
Quand on tient serré quelque chose ; une inquiétude, un regret, une attente, une rumination, l'énergie part dans cette tenue. On s'épuise à maintenir ce que, de toute façon, on ne peut pas changer par la pensée. Lâcher prise, c'est laisser cette énergie redevenir disponible. Pour vivre, pour créer, pour agir, pour se reposer.
Le chemin qui passe par le corps
Puisque la volonté ne peut pas l'atteindre, le lâcher-prise doit être approché autrement. Par une porte détournée. Cette porte, c'est le corps.
Quand le corps se détend vraiment, pas la détente superficielle d'un canapé après une journée, mais une détente plus profonde, où les tensions que l'on portait sans les sentir commencent à se dénouer, quelque chose bascule. Le mental, privé de la tension corporelle qui alimentait sa vigilance, commence à son tour à se relâcher. Sans qu'on ait à le lui demander. Sans effort.
C'est précisément ce que fait une séance d'hypnose guidée. Elle ne vous demande pas de lâcher prise. Elle crée simplement les conditions où cela devient possible. La voix ralentit, la respiration s'allonge, le corps se dépose. Et dans cet espace, sans qu'on sache exactement quand ni comment, la main qui tenait trop fort se desserre doucement.
On ressort d'une séance non pas vidé, mais allégé. Comme si l'on avait posé quelque chose. Parfois on ne sait même pas quoi. Et souvent, ce quelque chose ne revient pas ou revient moins fort.
On ne lâche pas ce qu'on retient. On retient ce qu'on n'a pas encore appris à déposer.
Pour commencer
Deux manières d'avancer, selon le temps dont vous disposez et la profondeur du travail souhaité.
👉🏻 Pause apaisante
Rituel express 15 min
S'offrir une vrai pause en 15 min.
👉🏻 Lâcher prise et libérer les tensions
Hypnose guidée 25 min
Arrêter de tout contrôler.

Isabelle, hypnothérapeute et sophrologue
Titulaire du diplôme européen de Maître praticienne en hypnoseLes séances OséVita s'inscrivent dans une démarche personnelle de mieux-être. Elles ne se substituent pas à un avis médical ou à un suivi thérapeutique. En cas d'insomnies persistantes, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
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